top of page

Le lait et la médecine traditionnelle chinoise

Depuis plusieurs générations, la consommation croissante de produits laitiers d'origine animale (lait, fromages, yaourts) intègre pleinement nos pratiques et habitudes alimentaires.

Pour la médecine chinoise, l'excès de laitage engendre des déséquilibres pour la santé. Néanmoins, il est essentiel de préciser qu'elle différencie le lait animal du lait maternel. Celui-ci est un aliment nutritif et adapté pour le développement et la croissance rapide du nourrisson.

Doit-on modifier notre alimentation ?

 

Dans les ouvrages classiques, le lait de vache, peu consommé, était en priorité utilisé comme "médicament". Le lait est un aliment yin (surtout humidifiant). Il est utilisé pour des déséquilibres et des pathologies spécifiques, par exemple, en cas de signes de sécheresse (constipation, bouche sèche, peau sèche) ou pour soutenir des personnes fatiguées, faibles ou convalescentes.

                                                                         A l'inverse, si un excès d'humidité ou des mucosités est présent en interne et

                                                                         se trouve à l'origine des pathologies telles que les diarrhées, mycoses vaginales,

                                                                         leucorrhées, eczéma suintant, rhumatismes ou de la sinusite, rhinite, bronchite,

                                                                         asthme, glaires, otites, la consommation de produits laitiers est fortement

                                                                         déconseillée. C'est également le cas pour l'obésité et le surpoids.


                                                                         Généralement, la consommation excessive de produits laitiers d'origine animale va

diminuer les capacités digestives (digestion lente et difficile, ballonnements), engendrer de la fatigue, de la lourdeur, une sensation de froid aux extrémités, des masses et douleurs abdominales... .

Calcium : trouver une alternative au lait

Le calcium n'est pas présent exclusivement dans les produits laitiers. On le trouve dans notre alimentation quotidienne dans les légumes, légumineuses, algues, céréales, fruits.... .
Globalement, la population souffre très rarement d'un manque de calcium, il s'agit avant tout d'un problème d'assimilation et de fixation de celui-ci.

Les apports nutritionnels journaliers en calcium (pour une personne en bonne santé) recommandés dans les pays européens se situent entre 1000 et 1200 mg par adulte. 

L'Organisation Mondiale de la Santé préconise un apport de 520 mg en moyenne/jour.
Le lait de vache apporte une proportion de calcium de 125 mg pour 100 g mais seulement 30 % sont assimilables. Le calcium contenu dans les légumes est assimilé dans une proportion variant de 50 à 70 %. Soit un taux nettement supérieur à celui du lait.
Pour exemple, la teneur en calcium en mg/100g des aliments suivants : persil séché (1467), chou cru (430), amandes (248), figues séchées (144), germes de blé (140), lait de vache (125), cacahuètes (102), olives vertes (100), kiwi (56).... .
Une réelle alternative est également à chercher en direction des laits végétaux : riz, avoine, soja, amande... .

Le lait et les troubles osseux

Ces dernières années, des études scientifiques ont montré que les populations grandes consommatrices de produits laitiers souffrent davantage de troubles osseux et d'ostéoporose que par exemple des populations asiatiques dont le lait représente une part infime de leur bol alimentaire.

Ce n'est pas une question d'ordre génétique si l'on prend l'exemple des immigrés japonais aux EU de la seconde génération qui ont un taux d'ostéoporose identique à leurs concitoyens américains.

La bonne santé des os

Elle ne dépend pas uniquement de l'apport journalier en calcium. D'autres facteurs interviennent : l'activité physique (n'oublions pas que les os sont des tissus vivants), le carence en vitamine D, une alimentation trop riche en sel et en protéines, la balance calcium / phosphore / magnésium... mais nous sortons du cadre de la médecine chinoise.

En conclusion, comment considérer le lait de vache ?

En dehors d'allergie (caséine) ou d'intolérance particulière (les enzymes indispensables à la bonne digestion du lait diminuent progressivement dans le temps), le lait est utilisé à faible dose, dans des cas particuliers et bien définis par la médecine chinoise.

C'est avant tout sa consommation en excès et répétitive qui engendre des pathologies et des déséquilibres pour la santé. 
  
En cas de nécessité thérapeutique, il est toujours préférable de consommer du lait de vache issu de l'agriculture biologique (sans traces de pesticides, engrais chimiques, antibiotiques) et privilégier les produits fermentés (yaourts, fromages).

bottom of page